Amandine Bocquelet donne vie au grillage

Elles sont sauvages et aériennes. Les sculptures animalières d’Amandine Bocquelet intriguent par l’hyper-réalisme de leurs attitudes. Avec du simple grillage, la jeune artiste amboisienne donne vie à de fascinants animaux, grandeur nature !

Depuis deux ans, Amandine Bocquelet se consacre uniquement à la sculpture sur grillage, un matériau basique qu’elle parvient à modeler et transcender. « J’ai commencé par faire de la peinture, mais mon désir profond était de faire de la sculpture en gros volume, avec un aspect aérien,  léger et transparent qui change en fonction de la luminosité ». Opaque ou transparente selon le temps, la forme des animaux apparaît subtilement et s’intègre dans les paysages que l’on devine à travers leurs corps. Cerfs, loups, panthères ou chevaux dégagent à la fois une grande puissance et une sensualité féminine.

L’art du mouvement

Au cours de sa formation en Arts Appliqués, Amandine a appris les techniques de dessin et la visualisation en 3D. Elle prend d’abord le temps d’observer. « Ce n’est pas la main qui est le plus important, mais l’œil : notre façon d’observer fait toute la différence ». Puis, c’est en pratiquant le qi gong (une discipline basée sur l’énergie), qu’elle développe une sensibilité pour son thème de prédilection : replacer le vivant dans l’univers. A travers son approche artistique et spirituelle, elle retrouve les principes fondamentaux de la complémentarité entre transparence et incarnation, vide et plénitude. « Je travaille dans le mouvement, j’étudie les planches d’anatomie, le squelette et les muscles. Je veux donner de la vie et faire ressortir l’énergie de l’animal ». A travers ses animaux totems, Amandine met en lumière le lien ancestral qui unit l’homme et la nature.

Reproduire la beauté animale

Les animaux sont en premier lieu dotés d’une armature en fer qui fait office de squelette, sur laquelle Amandine vient assembler des morceaux de grillage thermo-plastifié qu’elle modèle à la main.  « J’utilise juste une petite pince pour nouer toutes les mailles, mais je donne la forme avec mes mains. Plus je monte les couches de grillage, plus j’amplifie les formes et je donne du volume aux muscles. ». C’est ainsi que les animaux prennent vie sous ses doigts. Avec des petits nœuds très serrés, chaque création demande deux à trois mois de travail minutieux. Après une couche de peinture au pistolet, l’aspect final devient très lisse et les courbes des animaux appellent la caresse.

Depuis qu’elle a été repérée par une galerie de la Place des Vosges à Paris, tout s’enchaîne très vite pour Amandine : invitée au salon « Montreux Art Gallery » et à la fête des peintres de Montrésor cet été, elle est régulièrement sollicitée pour répondre à des appels à projets et vend aussi ses œuvres à des particuliers. Toute l’année, on peut admirer l’un de ses loups hurlants « entre ciel et terre » sur une souche de séquoia dans le jardin public de Loches. Amandine exposera au Manoir des Hamardières à Fondettes à l’occasion des Journées du Patrimoine.

www.facebook.com/amandine.bocquelet

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