La Touraine, autrement…

A l’image des parisiens qui ne montent jamais à la Tour Eiffel, combien de tourangeaux passent à côté des trésors qui les entourent, sans jamais y prêter attention ? L’objectif d’Emilie est justement d’apporter un regard original sur notre terroir, par le prisme de son histoire, de ses paysages, de son patrimoine ou ses artisans.  Avec passion et érudition, elle nous révèle sa Touraine,  naturelle et authentique.

Des vignobles aux forêts, des châteaux aux petits bâtis, de la Loire aux jardins, Emilie vogue d’un univers à l’autre avec une incroyable aisance. La Touraine semble pour elle un vaste terrain de jeu, dans lequel elle vous entraîne, à pied ou en vélo, à la découverte de trésors naturels, historiques, géologiques, botaniques ou gourmands. Quelle que soit la thématique*, le voyage est toujours passionnant, toujours différent en fonction des saisons ou de la lumière de l’instant.

Favoriser l’émerveillement 

Avec Emilie, chaque visite est d’abord un moment de partage et de convivialité : « A travers mes animations, j’aime créer du lien social, favoriser l’émerveillement et susciter des vocations». Point de discours formatés : Emilie accueille chacun comme un hôte privilégié, y compris les éventuels retardataires pour qui elle prend le temps de synthétiser les premières explications avec bienveillance. Elle questionne, interpelle, s’adapte aux sensibilités de chacun, sait captiver l’attention des adultes et éveiller la curiosité des enfants. Avec patience et pédagogie, elle peut aussi bien attirer l’attention sur le parfum d’une feuille, que sur la couleur d’une pierre, ou la douceur d’une écorce : « Pour moi, il est essentiel d’aborder l’histoire de l’art ou la botanique à travers l’angle sensoriel. »

Faire vivre le patrimoine de façon ludique

A partir d’anecdotes historiques, elle donne des clés pour décrypter un paysage, une pratique agricole ou un monument.  « J’aime offrir une vision large, créer du lien entre le bâti, les paysages et les hommes. Un monument ne veut rien dire sans le territoire qui l’entoure. Ma vocation, c’est d’offrir un autre regard sur le patrimoine,  une compréhension globale du lieu ». Son discours est si limpide que tout paraît alors évident et cohérent. Conté par Emilie, Le jardin botanique de Tours s’inscrit naturellement dans l’histoire de la médecine à Tours, devient l’écrin d’incroyables collections végétales, tout en reflétant le visage culturel et politique de la ville : une vision transversale inattendue qui va bien au-delà du seul aspect botanique.

 

Une femme de cœur et de valeur

Du potager du Château du Rivau, à l’orangerie de Château Gaillard, en passant par les vignes du Château de la Roche en Loire, Emilie adapte ses thématiques : « Je programme mes visites dans des lieux qui ont une valeur patrimoniale. C’est une affaire de cœur, il n’y a que ça qui me motive : parler de ce que j’aime et des gens que j’aime». 

Outre ses connaissances encyclopédiques, Emilie n’oublie pas de transmettre un message militant : « Chacun doit s’approprier le patrimoine, entretenir et préserver les ressources, prendre conscience de leur fragilité ». Cela passe bien sûr par le respect de la nature, la défense des variétés anciennes, des cépages rares, des productions confidentielles, mais aussi par la valorisation des hommes et des femmes qui perpétuent des savoir-faire traditionnels. «  A travers mon entreprise, je soutiens une économie de terroir et des gens qui ont de la valeur. J’ai un immense respect pour ces artisans et producteurs qui conservent un savoir-faire authentique, car ce sont eux qui contribuent, par leur travail, à entretenir l’identité culturelle du pays tourangeau ! ». Emilie prend également très à cœur son rôle d’ambassadrice du Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine : « Tout ce qui m’intéresse, c’est de créer une image de marque pour la Touraine,  jouer un rôle d’ambassadeur et promouvoir la Touraine à l’extérieur ». 

Femme de terrain curieuse de tout, Emilie aime rencontrer les producteurs, aller chez les vignerons, apprendre à tailler la vigne, vinifier ou vendanger : « Le seul moyen de comprendre la vigne et de pouvoir en parler, c’est d’avoir les pieds dans la terre…  sinon, c’est vide de sens ! ». Assurément pour Emilie, le bonheur est dans le pré…  tout près.

 

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