Kintsugi, ou l’art de recoller les morceaux de sa vie
©Myriam Greff

Et s’il était possible de réparer les pots cassés pour aller mieux ? Panser nos cicatrices pour les sublimer et révéler une autre facette de nous-même ? C’est ce que nous révèle l’auteure tourangelle Céline Santini dans son nouveau livre “Kintsugi, l’art de la résilience”, un best-seller bientôt traduit en 9 langues !

Auteure d’une quinzaine d’ouvrages autour du mariage et de la pédagogie Montessori, Céline Santini a découvert le Kintsugi par hasard :  « Le cœur brisé par deux divorces successifs, j’ai vu le terme de Kinstugi pour la première fois dans un magazine qui titrait “comment réussir son divorce”. Quand j’ai découvert ces magnifiques bols réparés avec de l’or, j’ai tout de suite compris la métaphore avec mon propre chemin de vie !”

Kintsugi : l’art de réparer les pots cassés

Le mot Kintsugi vient du Japonais Kin (or) et Tsugi (jointure), et signifie donc littéralement : jointure à l’or. Découverte au XVème siècle au Japon, cette technique ancestrale consiste à réparer un objet en soulignant ses cassures avec de la véritable poudre d’or, plutôt que de chercher à les masquer.

La technique traditionnelle consiste à recoller les morceaux de l’objet cassé (en général un bol en céramique) avec une laque naturelle. Céline s’est documentée sur cette art qui requiert énormément de patience :  “L’objet doit sécher puis être poncé délicatement pour éliminer la rugosité des joints. Ses fissures sont soulignées de couches de laque successives et, finalement, saupoudrées d’or pour donner l’illusion d’une coulée de métal”. Entre les différentes couches et les temps de séchage, la réalisation d’un Kintsugi peut parfois prendre plusieurs mois, voire un an de travail !

De l’activité artistique à la résilience

Céline nous explique l’âme du Kintsugi : “Quelle que soit la matière utilisée, de la céramique, du verre, du bois ou même du plastique, l’âme du Kintsugi est de ne pas masquer les défauts, mais de les mettre en valeur. On n’est pas obligé d’utiliser la technique ancestrale, on peut l’interpréter avec de la colle époxy et de la poudre d’or fantaisie.”

Mais bien au-delà d’une simple activité manuelle qui pourrait s’apparenter à un “Do it Yourself”, le Kintsugi nous apprend à apprécier nos imperfections et à panser nos blessures avec sérénité. On touche ainsi à la symbolique de la guérison et de la résilience. L’objet cassé assume son passé, et devient paradoxalement plus résistant, plus beau et plus précieux qu’avant le choc. Le Kintsugi est là pour rappeler que, même blessée ou brisée, notre âme a une valeur, qu’il convient d’honorer et de magnifier avec de l’or !

Par un habile jeu de métaphores et d’exercices pratiques, Céline Santini nous accompagne dans le processus de guérison de nos blessures. Elle-même cabossée par des expériences de vie douloureuses, elle explique comment le Kintsugi lui a permis de réparer ses traumatismes pour la rendre plus forte. A travers ce livre “feel good”, elle nous donne des clés pour transformer nos lignes de faille en lignes de force.

Pour en savoir plus

https://esprit-kintsugi.com

Céline Santini animera une conférence dans le cadre du Japan Tours Festival le 24 février 2019

Céline Santini

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