La vannerie sauvage : ludique et buissonnière

L’automne arrive, les feuillages prennent des couleurs flamboyantes, les branches souples des cornouillers, noisetiers, saules se découvrent… il est temps de se mettre à la vannerie sauvage avec Gautier Van Smevoorde  !

Quels végétaux peut-on récolter dans la nature ? Quand faut-il les récolter ? Comment les choisir et les utiliser ? Comment démarrer un ouvrage de vannerie ?  Pour répondre à toutes ces questions, direction Mazières-de-Touraine, où Gautier organise régulièrement des ateliers de vannerie sauvage. Jardinier et animateur nature, il nous transmet ce savoir-faire rustique qui laisse une grande liberté de création.

Sauvage, vous avez dit sauvage ?

On parle de vannerie « sauvage » car on utilise des matières premières glanées dans la nature. Outre l’osier cultivé de Villaines-les-Rochers, la généreuse Touraine offre une multitude de plantes tressables : lierre, jonc, noisetier, érable, ronce, clématite des haies, cornouiller sanguin, troène…. En réalité, tous les matériaux flexibles peuvent être utilisés !

Comment se déroule l’atelier ?

Après une tasse de tisane au fenouil, nous partons en balade à travers la campagne tourangelle et découvrons une zone humide protégée en bord de ruisseau. Cette petite jungle luxuriante remplie de lianes est idéale pour repérer les végétaux que nous allons utiliser ! Une vraie leçon de botanique qui nous permet d’apprendre à reconnaître les plantes à tresser. Entre les souples, les volubiles, les grimpeuses, les enrouleuses, et celles qui ont la fibre… on découvre que même les feuilles d’iris sèches peuvent être torsadées et servir de ficelle !

Nous ne glanons pas les plantes sauvages : Gautier l’a fait pour nous, car le bois doit se reposer pendant quelques jours pour qu’il soit moins cassant. On dit qu’on le laisse « ressuyer ». Ensuite, on attaque la partie la plus délicate : commencer l’ouvrage ! Cinq brins d’osier noir de Villaines, appelés bâtons de croisée, vont servir de structure solide pour le fond et les montants de notre ouvrage.

Maille à l’envers, maille à l’endroit…

Avec la vannerie sauvage, la sensibilité et l’imagination peuvent s’exprimer librement. Aucune prédisposition particulière n’est requise, à part l’envie d’apprendre et un minimum de patience ! Clématite sauvage, jonc, lierre, massette, hémérocalle… En alternant les tressages en fonction des couleurs et de la souplesse des matières, on obtient au final un objet rustique, original, utilitaire… et la satisfaction de l’avoir créé avec presque rien !

 

Pour en savoir plus

Gautier Van Smevoorde - Les Berces sur Facebook - 06 34 26 70 26

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