Les mochis : une douceur nipponne « made in Touraine »

Styliste culinaire, animatrice d’un blog et auteur de livres de cuisine, Mathilda Motte a créé « La Maison du Mochi » à St-Martin-le-Beau en 2016. Petites boules rondes et douces dotées d’un cœur onctueux, les « mochis daïfukus » sont confectionnés avec une pâte de riz gluant et une purée de légumineuses. Cette gourmandise 100 % végétale, sans gluten et sans matière grasse, pourrait bien écraser le macaron et susciter la même folie.

Le coup de foudre remonte à 2011 : Mathilda découvre l’univers doux et poudré du mochi (prononcez [motchi]) au Japon. Elle tombe tout de suite amoureuse de cette douceur nipponne très délicate, à l’enveloppe veloutée comme de la peau de pêche, dont les Japonais raffolent à l’occasion du Nouvel An.

Une gourmandise « healthy »

Convaincue par le pouvoir de séduction de ces pâtisseries lunaires,  Mathilda lance « La Maison du Mochi » au printemps 2016 et sa boutique en ligne : « Ce qui me plaît autour du côté rond, délicat et pastel, c’est le parallèle que l’on peut faire avec le macaron. Adulé depuis une dizaine d’années, on s’en est lassé car il est trop sucré, trop gras, trop lourd. Le mochi est beaucoup plus intéressant au niveau diététique car il est sans gluten, 100 % végétal et sans matière grasse : la pâte extérieure contient uniquement du riz, du sucre, de l’eau, et à l’intérieur des légumineuses.  »

Une découverte sensuelle, glamour… presque coquine !

Avec une grande sensibilité et un goût certain pour l’esthétique, Mathilda poursuit : « A l’inverse de la pâtisserie occidentale très exubérante et pleine de panache, le mochi est très épuré, dans des nuances pastels ton sur ton. L’intérieur est coloré, mais on le devine par transparence, c’est fascinant !».
Accompagnée d’un thé matcha, la dégustation prend une dimension cérémoniale, presque initiatique. Avant la mise en bouche, Mathilda choisit ses mots avec précision : « le mochi doit s’apprivoiser : généralement, on l’apprécie au bout de la troisième bouchée. Pour apprécier sa texture, on peut le caresser avant de le manger, ça fait partie de l’expérience. C’est une découverte sensuelle, glamour… presque coquine ! Ensuite, on le mord délicatement… Il y a souvent un petit moment de silence, c’est normal. ». Mélange d’onctuosité suave, proche de la crème de marrons et légèrement élastique, l’alliance des textures est effectivement inédite. Le goût de bergamote est délicat, la saveur très douce et peu sucrée.
Certains mochis sont revisités à la française, avec des parfums comme l’amande ou la rose, tandis que d’autres reprennent les grands classiques japonais : matcha, anko, yuzu, sésame noir… Pour remplacer la purée de haricots rouges, Mathilda utilise des mojettes de Vendée bios, qu’elle parfume avec des huiles essentielles ou des infusions naturelles. Elle s’amuse à décliner ses recettes avec le terroir de Touraine, par exemple le raisin ou le potimarron.

Un succès fulgurant

La boutique en ligne permet de commander ces mochis confectionnés artisanalement, présentés dans un élégant coffret blanc. Ils sont accompagnés d’un guide de dégustation, avec quelques suggestions d’accords « mochis & boissons ». Expédiés sous 48h, ils se congèlent facilement.  Les commandes affluent de toute la France de manière fulgurante, sans aucune publicité.  Mathilda organise aussi des ateliers de cuisine pour apprendre à fabriquer soi-même les mochis, apprivoiser l’anko (cette fameuse pâte de haricots rouges sucrée) ainsi que d’autres douceurs du répertoire pâtissier japonais. Une immersion totale dans un univers de douceur et de simplicité… à son image !

LA MAISON DU MOCHI à Saint Martin le Beau

www.maisondumochi.fr
www.facebook.com/lamaisondumochi

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