Un moment pour soi au Cercle des Femmes

C’est un phénomène venu des USA qui se répand dans le monde entier et affole les réseaux sociaux. A Tours et à Bréhémont, des femmes se réunissent chaque mois lors de rencontres teintées de rituels inspirés du chamanisme amérindien.

Autrefois déjà, les femmes se réunissaient pour transmettre leur sagesse, tisser, cuisiner, ou préparer des célébrations, comme celles des premières règles par exemple. A l’origine du renouveau des cercles de femmes, des pionnières américaines ont popularisé le phénomène des « Tentes Rouges » qui célèbre “le féminin sacré” à travers le monde, y compris à Tours et Bréhémont.

Rendez-vous un samedi après-midi dans une petite salle cosy du centre-ville, au cabinet de Lola Pommey. Praticienne en massage psycho-somato-intuitif, spécialiste des massages pour bébés et femmes enceintes, elle organise des cercles des femmes chaque mois depuis trois ans. Au centre de la pièce, des bougies, des plumes et des cartes divinatoires disposées tout autour et des coussins installés par terre. Lola propose aux cinq participantes une tasse de thé et quelques clémentines à partager dans une ambiance zen et sereine.

Un espace de transmission et de bienveillance

Lola expose le principe des cercles de femmes : “c’est un endroit où les femmes peuvent partager leur histoire, leurs secrets, leurs blessures, leurs joies, leurs difficultés, leurs doutes, leurs peurs, leurs peines, leurs envies, leurs changements de vie : puberté, ménopause, grossesse, séparation, deuil…. C’est un espace de transmission et de bienveillance où chacune doit se sentir libre de s’exprimer et de bouger.” Puis elle rappelle quelques règles pour le bon déroulement de l’atelier : “on parle à la première personne, chacune notre tour, en prenant le bâton de parole, sans jamais juger ce qui est dit, ni faire de généralité. On ne donne ni conseil, ni avis, chacune de nous ayant en elle les ressources pour apporter ses propres réponses. Bien évidemment, tout ce qui est dit reste confidentiel. Rien de ce qui est partagé ne sera divulgué à l’extérieur.”

Pour commencer, un petit moment de méditation permet de se connecter à toutes les femmes du monde. Lola propose que chacune nomme le prénom d’une femme avec qui elle aurait aimé partager ce moment. Les cartes déposées devant chacune permettent d’entamer la prise de parole.

Un bâton de parole pour s'exprimer

Pendant une heure, un morceau de bois orné de rubans fera office de “bâton de parole”.  Ce jour-là, les voix tremblent et les confidences s’égrènent à fleur de peau. Il sera question de rupture amoureuse, de tempête familiale, de solitude…. Une branche de sauge brûlante (bienfaisante pour les problèmes gynécologiques) circule afin de purifier les énergies du lieu. Lola explique : “c’est une façon de brûler ce que l’on vient de déposer avec l’intention de laisser partir tout ce qui nous encombre”.

Bizarrement, chacune arrive à confier ses émotions, à dire à des inconnues des choses qu’elles n’ont jamais osé dire à leurs proches. Ce qui est rare et déconcertant, c’est de s’exprimer sans recevoir en retour ni conseil, ni jugement, ni avis. Habituée à participer chaque mois aux cercles de femmes, Charlotte témoigne : “ Chaque fois, c’est un moment pour moi, pour me recentrer, me retrouver. J’apprécie cet espace de non-jugement. C’est enrichissant d’écouter le témoignage des autres femmes”.

Au final, c’est la sororité, que l’on découvre : un mot pour parler des relations d’égalité et de solidarité entre femmes, une communauté où priment les partages authentiques. « En écoutant les histoires intimes de chacune, je me rends compte à quel point nous sommes semblables » confie Anne-Laure.

Pour en savoir plus : Lola Pommey

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